Et Si... - Anne-Marie Porras et Gianluca Girolami - création 2017

ALWANE - Fethi Tabet et Anne-Marie Porras - création 2014

Anne-Marie Porras et Fethi Tabet, deux artistes installés de longue date à Montpellier, arpentent les scènes internationales depuis de nombreuses années, la première en tant que danseuse et chorégraphe, le second comme musicien et leader de groupe.

Personnalités reconnues, chacun participe activement à la vie locale et s'investit dans la diffusion et la transmission de l'art : Anne-Marie Porras à travers la création et la direction de l'école Professionnelle Supérieure « Epsedanse » qu'elle fonde en 1981 dans le quartier de Figuerolles, Fethi Tabet en tant qu'artiste fondateur de la Compagnie « Musique Sans Frontières », créée en 1990 et transformée en 2007 en « Centre Culturel International » dans le quartier de la Mosson.

Mais c'est d'abord en citoyens du monde que l'un et l'autre mènent leur vie, toute entière animée par le goût des autres. Une vie consacrée à lever les barrières, à passer les frontières et à susciter les rencontres.

Dans le désir d'exprimer l'amour commun qu'ils ont pour leur Méditerranée maternelle, Fethi Tabet et Anne-Marie Porras allient aujourd'hui leur énergie et créent ensemble, pour la première fois, un grand spectacle musical et chorégraphique baptisé Alwane (littéralement « Les couleurs »). A cette occasion, l'ensemble Fethi Tabet invite plusieurs grands solistes des musiques anciennes et actuelles et s'entoure des danseurs de la Compagnie Anne-Marie Porras venus des quatre coins de Méditerranée. En tout près de vingt artistes sur scène.

Lieu de naissance et de vie, point de convergence des peuples et des continents, source d'inspiration depuis la nuit des temps, la Méditerranée fait rêver et fascine par son bouillonnement créatif.
Anne-Marie Porras et Fethi Tabet veulent célébrer ici cette richesse et cette diversité, conjuguant leur talent pour en faire jaillir l'énergie brute, en montrer la beauté. En chanter la poésie.

NADIR "les oubliés" - création 2010

Nadir signifie le point le plus bas, c’est la position du soleil à minuit.

Être au Nadir, c’est être en un point particulier, entre deux mondes, l’ombre et la lumière. Une zone, où après l’errance, tout reste possible si l’on s’avoue, si l’on s’abandonne à la déraison, la faiblesse la colère, et après tout, un lieu pour la lumière et la poésie…j'ai voulu "NADIR" pour que le regard de l'autre puisse le rencontrer.

SARAH OU LE CHANT DU CYGNE - création 2006

Deux femmes et trois hommes se croisent autour du gouffre irrésistible des passions intimes. Le trouble et le déraisonnable viennent brouiller les eaux abyssales où se jouent le jeu des relations. Les couples se font ou se défont, tentés par les profondeurs inaccessibles, inexorablement renvoyés à la solitude de chacun face aux horizons infinis.

PLAINE DES SABLES - création 2004

Une harde, sauvage, brutale, énigmatique…Ils sont 6 danseurs masculins, mihommes, mi-chevaux. Ils offrent, dès le premier souffle, une danse organique, belle et troublante à la fois. Viendraient-ils des lointaines steppes pour nous en raconter les légendes. Comme autant de reflets de nos pulsions et tourments intimes ?

Un rêve éveillé qui révèle des moments de forte intensité, entre beauté et souffrance, clarté et obscurité …

Des instants de Vie !

PAROLES D'ANGES - création 2001

L'Ange ou la vision de l'Autre, l'Autre nous-mêmes, celui qui nous attire et nous effraie.

Ni homme ni femme, ange gardien ou ange rebelle, celui d'un autre espace entre ciel et terre.

FEMMES DERRIÈRE LE SOLEIL - création 1999

Pour cette création, Anne-Marie Porras a décidé d'explorer son propre univers - celui de la femme - dans ce sens. Sa recherche s'oriente plus particulièrement vers la femme du sud, du monde arabe, du Moyen-Orient. Femme forte, femme tendre, femme révoltée, femme solidaire... tant de facettes pour décrire ces femmes -là, femmes des terres brûlantes qui, derrière leur voile, portent la rebellion dans le coeur. A la campagne ou en ville, dans le temps, leur vie fut rythmée par le mariage, les grossesses et l'âge mûr, où elles tenaient le rôle de la gardienne de l'héritage. Aujourd'hui, ce monde en réclusion, petit à petit, se brise. Dans ces sociétés en évolution permanente, la modernisation s'est imposée et l'activité professionnelle a pénétré la vie de la femme, l'éloignant de plus en plus de la famille. Mais il ya aussi les femmes davantage égales des hommes, celles qui portent les armes et les révolutions. Celles qui sont peut-être déchirées entre le monde archaïque et le monde moderne et pour qui dote et trousses ont des souvenirs d'un temps dépassé.

DANSE NOMADE - création 1997

Le désert est un univers qui fascine Anne-Marie Porras depuis toujours. Son esprit baladeur à l'affût de rencontres fût alors immédiatement séduit par l'idée de confronter les énergies d'un peuple jadis nomade - celui des Manganiyars et Langas du désert du Thar (Rajasthan) aves les notres, sédentaires, pour un spectacle de danse actuelle. Cette danse est un appel au recueillement et à l'intériorité de chacun - artiste comme spectateur. Emergeant d'une recherche importante et commune entre musiciens et danseurs, c'est l'énergie qui travaille et qui insuffle le mouvement et le geste. 

Comme dans un véritable dialogue, nul ne sait si c'est la virtuosité du jeu des instruments qui s'empare de la gestuelle, ou si c'est la puissance des corps qui entraîne dans l'émotion la musique avec elle.

FILS DU VENT - création 1995

Dans la communauté des Gitans, la musique occupe une place privilégiée, elle exprime l'essentiel: le plaisir, la joie à travers les fêtes dont le point culminant est la cérémonie de mariage ou encore la foi exprimée dans de nombreuses assemblées religieuses. Le sens musical, le fait musical ont ici une signification particulière. On aime une musique, on la joue, on la transforme, elle devient gitane.

C'est le peuple gitan et sa musique qu'Anne-Marie Porras a mis au centre de la chorégraphie de "Fils du Vent". Passant de la mélancilie des cantiques religieux à des rumbas chaudes, colorées et sensuelles, elle y trace à l'aide de son écriture généreuse et créative, les grandes étapes de vie de ce peuple voyageur. Jamais figurative, la gestuelle des danseurs est nourrie de son imaginaire, non sans référence mais toujours inventive et actuelle; frappée, cadencée, glissement, loin du flamenco ou de la Sévillane, se mêlent aux mouvements imprégnées de la danse actuelle, trouvent leur harmonie dans le contraste.

HISTOIRE DE RIEN - création 1994

Un grenier. Une lumière de poussière passe à travers des tuiles cassées, éclairant une vieille malle de voyage, une boite à magie, une boite à musique...la boite de Pandore peut-être.

Tel un magicien, un homme seul, mystérieux, va à tour animer des passagers, des rencontres du hasard. Une vision onirique de l'existence avec ses multiples facettes se dessine devant nos yeux. Les six danseurs, trois hommes et trois femmes, donnent vie à des véritables personnages, dans des situations imaginaires, éphémères, pleines de fantaisies: un solo sur un seul talon aiguille, une poupée affolée dans un corps embarrassé, un dialogue dansé sur une chaise à roulettes, un duo de soeurs siamoises etc...

SENSATION DE CHAUD APRÈS LA PLUIE - création 1991

La nuit tombe sur les bas quartiers de Buenos Aires.

Voilée de brouillard, la scène - quelques caisses en bois jonchées pour seul décor - nous projette dans la lourde atmosphère des ruelles populaires de cette ville où l'on vient chercher l'amour d'un soir ou d'une vie. La voix d'une femme, émanant du fond de la salle, légèrement cassée et chaude, se met à dire un hymne à l'amour impossible entre une femme et un homme, l'amour de "l'européenne" pour "Manolo", un homme sulfureux et interdit.

Tous les soirs elle descend dans la rue,  voir ce danseur dont elle est éperdument amoureuse, évoluer dans les bras d'une autre, Carlotta, plus belle et plus jeune. Le danseur finit par remarquer cette spectatrice, mais jamais rien ne pourra se passer entre eux.

Sur scène l'amour est omniprésent, des danseurs s'affrontent, des couples se font et se défont.

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© Compagnie Anne-Marie PORRAS © Photos: Frédéric Rouverand