
Le site officiel de la Compagnie Anne-Marie Porras est en
cours de reconstruction.
Cette page vous propose une présentation du prochain spectacle NADIR
ainsi que tous les liens utiles
Depuis le début des années 80, Anne-Marie Porras voue une
passion sans réserve pour la danse et les danseurs. Qu’elle forme les
danseurs ou qu’elle les mette en scène dans ses chorégraphies, ce
profond respect de l’interprète est perceptible au travers de son
exigence artistique envers leurs qualités sensibles de présence et de
jeu.
www.am-porras.com
NADIR : De l’Arabe Nazir (opposé), NADIR signifie « le point le plus bas ».C’est la position du soleil à minuit, opposée au zénith. NADIR est une dimension, un trait entre ombre et lumière dont le centre est au cœur de tout… Rien n’y est acquis, mais tout y est révélé. Être au Nadir c’est être en un point particulier, entre deux mondes et dans une zone sensible où, même dans l’errance, tout reste possible si l’on s’avoue et si l’on s’abandonne à la déraison. …
Sur scène, un décor métal, sombre et froid définissent un lieu dans lequel évolue des êtres en errance, exclus d’une société. Rencontres ou conflits, chacun s’essaie à trouver sa place, à la défendre. Une décharge ou une casse, la dernière frontière, au bout de soi, au bout du tunnel, face à soi même, entre l'ombre et la lumière, dans une zone, où, après l'errance, tout reste possible. Ils se croisent, partagent une solitude à plusieurs. Malgré leur chaos intérieur, savent rire d'eux mêmes. Ils n'ont jamais perdu l'espoir de construire un immense jardin où poussent encore les coquelicots sauvages..... Que peut-il advenir de leurs chaos intérieurs ? Une lueur reste toujours possible, le début d’un éden peut être… Combats culturels, esthétiques, émotionnels…Si le parcours d’Anne-Marie Porras est singulier, c’est qu’il est fait de luttes sans conflits, de rages sourdes, de compromis obligés….de silences.
Dès lors, elle met les enseignements qu’elle a reçu et son expérience acquise auprès des grands noms de la danse à Paris, Bruxelles ou New York, au service du centre de formation supérieure du danseur « EPSEDANSE » qu’elle ouvre en plein cœur du quartier populaire de Figuerolles à Montpellier.
Peu après, Rudy Bryans, danseur étoile du Ballet de Marseille et Grand Prix Nijinsky, intègre EPSEDANSE et contribue à la notoriété internationale de l’école par l’apport de son enseignement classique de haut niveau. Epsedanse est aussi une école ouverte sur le monde qui accueille de nombreux étudiants étrangers et qui développe des programmes d’échanges internationaux comme prochainement avec le Centre de développement chorégraphique « La Termitière » au Burkina Faso. Cet enseignement pluriel de haut niveau technique, soucieux de préserver les singularités individuelles et d’épanouir le tempérament artistique et sensible des danseurs autant que faire se peut est sans doute l’une des raisons qui conduit ses étudiants à être engagés au sein des compagnies internationales les plus prestigieuses comme la compagnie Pina Bausch, le Ballet de Lausanne de Maurice Béjart ou le San Francisco Ballet.
Parallèlement à ce puissant et délicat souci pédagogique, Anne-Marie Porras développe une œuvre chorégraphique, constituée aujourd’hui d’une quinzaine de ballets qui ont tourné partout en France et qui ont tous bénéficié d’un accueil international enthousiaste tant en Europe que sur le continent Africain, les Iles de l’Océan Indien, la Polynésie ou encore les Caraïbes. Le compositeur Armand Amar, auteur des musiques des films « Amen » et « Indigènes » notamment, ou l’éclairagiste Jacques Chatelet, créateur de lumières d’Opéra et pour le Ballet Prejlocaj, sont ses plus fidèles collaborateurs artistiques. Un passage frayé vers le cinéma lorsque Claude Lelouch fait appel à ses talents pour chorégraphier des parties du film « Les Uns et les Autres », confirmera son goût pour la mise en scène d’hommes et de femmes confrontés aux troubles des passions et des sentiments. Après avoir vu l’une de ses pièces chorégraphiques, le réalisateur Costa Gavras qualifiera de cinématographique le regard d’Anne-Marie.